le Cri productions

Paroles Karaoké Akoustik

Armstrong je ne suis pas noir Je suis blanc de peau
Quand on veut chanter l’espoir Quel manque de pot
Oui j’ai beau voir le ciel l’oiseau
Rien rien rien ne luit là-haut
Les anges zéro Je suis blanc de peau

Armstrong, tu te fends la poire On voit toutes tes dents
Moi je broie plutôt du noir Du noir en dedans
Chante pour moi louis oh oui
Chante chante chante ça tient chaud
J’ai froid oh moi Qui suis blanc de peau

Armstrong la vie quelle histoire C’est pas très marrant
Qu’on l’écrive blanc sur noir Ou bien noir sur blanc
On voit surtout du rouge du rouge
Sang sang sans trêve ni repos
Qu’on soit ma foi Noir ou blanc de peau

Armstrong un jour tôt ou tard On n’est que des os
Est-ce que les tiens seront noirs Ce serait rigolo
Allez louis alléluia
Au-delà de nos oripeaux

Noir et blanc sont ressemblants
Comme deux gouttes d’eau

Je m’baladais sur l’avenue le cœur ouvert à l’inconnu
J’avais envie de dire bonjour à n’importe qui
N’importe qui et ce fut toi je t’ai dit n’importe quoi
Il suffisait de te parler pour t’apprivoiser

Aux Champs-Elysées aux Champs-Elysées
Au soleil sous la pluie à midi ou à minuit
Il y a tout ce que vous voulez aux Champs-Elysées

Tu m’as dit J’ai rendez-vous dans un sous-sol avec des fous
Qui vivent la guitare à la main, du soir au matin

Alors je t’ai accompagnée on a chanté on a dansé
Et l’on n’a même pas pensé à s’embrasser

Hier soir deux inconnus et ce matin sur l’avenue
Deux amoureux tout étourdis par la longue nuit
Et de l’Étoile à la Concorde un orchestre à mille cordes
Tous les oiseaux du point du jour chantent l’amour

Vers les docks où le poids et l’ennui me courbent le dos 
Ils arrivent le ventre alourdi de fruits les bateaux 

Ils viennent du bout du monde apportant avec eux des idées vagabondes Aux reflets de ciels bleus de mirages 
Traînant un parfum poivré de pays inconnus et d’éternels étés 
Où l’on vit presque nus sur les plages 

Moi qui n’ai connu toute ma vie que le ciel du nord 
J’aimerais débarbouiller ce gris en virant de bord 

Emmenez-moi au bout de la terre

Emmenez-moi au pays des merveilles 
Il me semble que la misère, serait moins pénible au soleil 

Dans les bars à la tombée du jour avec les marins 
Quand on parle de filles et d’amour, un verre à la main 

Je perds la notion des choses et soudain ma pensée 
M’enlève et me dépose un merveilleux été sur la grève 
Où je vois tendant les bras L’amour qui comme un fou court au devant de moi Et je me pends au cou de mon rêve 

Quand les bars ferment que les marins rejoignent leur bord 
Moi je rêve encore jusqu’au matin debout sur le port 

Un beau jour sur un rafiot craquant de la coque au pont 
Pour partir je travaillerais dans la soute à charbon 

Prenant la route qui mène à mes rêves d’enfant 
Sur des îles lointaines où rien n’est important que de vivre

Où les filles alanguies vous ravissent le cœur 
En tressant m’a-t’on dit de ces colliers de fleurs qui enivrent 

Je fuirais laissant là mon passé sans aucun remords 
Sans bagage et le cœur libéré en chantant très fort

Oh la la la vie en rose Le rose qu’on nous propose 
D’avoir les quantités d’choses Qui donnent envie d’autre chose 
Aïe, on nous fait croire Que le bonheur c’est d’avoir 
De l’avoir plein nos armoires Dérisions de nous dérisoires car 

Foule sentimentale On a soif d’idéal 

Attirée par les étoiles les voiles 
Que des choses pas commerciales 
Foule sentimentale 
Il faut voir comme on nous parle 
Comme on nous parle

Il se dégage De ces cartons d’emballage 
Des gens lavés, hors d’usage Et tristes et sans aucun avantage 

On nous inflige Des désirs qui nous affligent 
On nous prend faut pas déconner dès qu’on est né 
Pour des cons alors qu’on est Des 

On nous Claudia Schieffer On nous Paul-Loup Sulitzer 
Oh le mal qu’on peut nous faire Et qui ravagea la moukère 
Du ciel dévale Un désir qui nous emballe 
Pour demain nos enfants pâles Un mieux un rêve un cheval 

Elle habitait Germaine Une chambre de bonne
Quelque part dans l’cinquième À coté d’la Sorbonne
Les WC sur l’palier Une fenêtre sur la cour
En haut d’un escalier Qu’avait jamais vu l’jour

Et sur les murs sans joie De ce pauvre boui-boui
Y’avait Che Guevara Les Pink Floyd et Johnny
Sur l’vieil électrophone Trop souvent détraqué
Elle écoutait les Stones Et Maxime Le Forestier

Germaine Germaine Une java ou un tango
C’est du pareil au même Pour te dire que je t’aime
Qu’importe le tempo
Germaine Germaine Un rock’n’roll ou un slow
C’est du pareil au même Pour te dire que je t’aime
Et que j’t’ai dans la peau

Ça sentait bon chez elle L’herbe et le patchouli
Le parfum des poubelles Au petit matin gris
On buvait de la bière Et du thé au jasmin
Assis en rond parterre Sur un tapis indien

Les voisins du dessous Étaient bien sympathiques
Quand on f’sait trop les fous Ils se plaignaient qu’aux flics
Enfin bref chez Germaine C’était vraiment Byzance
Tous les jours de la semaine On était en vacances

Mais quand elle est partite Un jour pour Katmandou
Moi j’vous jure les amis Ça m’a fichu un coup
Sur la place Saint-Michel Où elle traînait parfois
On parle encore d’elle Des sanglots dans la voix

Moi j’ai repris sa piaule Mais c’est plus comme avant
C’est même plus vraiment drôle Elle me manque souvent
Mais son électrophone Elle me l’a laissé
Comme ses disques des Stones Et d’Maxime Le Forestier

Ne dites pas que ce garçon était fou

Il ne vivait pas comme les autres c’est tout

Et pour quelle raison étrange

Les gens qui n’sont pas comme nous ça nous dérange

Ne dites pas que ce garçon n’valait rien

Il avait choisi un autre chemin

Et pour quelle raison étrange

Les gens qui pensent autrement ça nous dérange

Ça nous dérange

Il jouait du piano debout

C’est peut-être un détail pour vous
Mais pour moi ça veut dire beaucoup

Ça veut dire qu’il était libre
Heureux d’être là malgré tout

Il jouait du piano debout

Quand les trouillards sont à genoux
Et les soldats au garde à vous

Simplement sur ses deux pieds
Il voulait être lui vous comprenez

Il n’y a que pour sa musique qu’il était patriote

Il s’rait mort au champ d’honneur pour quelques notes

Et pour quelle raison étrange

Les gens qui tiennent à leurs rêves ça nous dérange

Lui et son piano ils pleuraient quelques fois

Mais c’est quand les autres n’étaient pas là

Et pour quelle raison bizarre
Son image a marqué ma mémoire Ma mémoire

Il jouait du piano debout Il chantait sur des rythmes fous
Et pour moi ça veut dire beaucoup

Ça veut dire “essaie de vivre
Essaie d’être heureux ça vaut le coup”

J’ai vu Berlin Bucarest et Pékin comme si j’y étais
Matin et soir le nez dans la télé c’est encore plus vrai
J’étais de tous les combats collée devant l’écran
À la fois à Soweto en Chine et au Liban
Lancer des pierres au bord de Gaza je ne regrette pas
Des religieux au nom de leur foi m’ont lancé une fatwa

J’ai vu la guerre / guerre la victoire

était au bout de leur fusils
J’ai vu le sang / sang sur ma peau

j’ai vu la fureur et les cris
Et j’ai prié / -ié j’ai prié

pour ceux qui se sont sacrifiés
J’ai vu la mort / mort se marrer

et ramasser ceux qui restaient
Et j’ai vu

Que cent mille fleurs s’ouvrent à jamais j’ai déjà donné
Les drapeaux rouges ont cessé de flotter je les ai brûlés
Un homme ce matin s’est jeté sous un train
Abandonné comme un chien la misère et la faim
Le mieux est à craindre pour demain Ça ne me fait rien
Accrochée à ma fenêtre bleutée J’ai cherché la vérité

Et même si le temps presse Même s’il est un peu court
Si les années qu’on me laisse Ne sont que minutes et jours

Et même si l’on m’arrête Ou s’il faut briser des murs
En soufflant dans des trompettes Ou à force de murmures

J’irai au bout de mes rêves Tout au bout de mes rêves
J’irai au bout de mes rêves Où la raison s’achève
Tout au bout de mes rêves

Et même s’il faut partir Changer de terre ou de trace
S’il faut chercher dans l’exil L’empreinte de mon espace

Et même si les tempêtes Les dieux mauvais, les courants
Nous ferons courber la tête Plier genoux sous le vent

Et même si tu me laisses Au creux d’un mauvais détour
En ces moments où l’on teste La force de nos amours

Je garderai la blessure Au fond de moi, tout au fond
Mais au dessus je te jure Que j’effacerai ton nom

Je suis resté qu’un enfant 
Qu’aurait grandi trop vite 
Dans un monde en super plastique 
Moi j’veux retrouver Maman
Qu’elle me raconte des histoires 
De Jane et de Tarzan 
De princesses et de cerfs-volants 
J’veux du soleil dans ma mémoire

J’veux du soleil 

J’veux traverser des océans 
Et devenir Monte-Christo 

Au clair de lune 
M’échapper de la citadelle 
J’veux devenir roi des marécages 
Me sortir de ma cage 
Un Père Noël pour Cendrillon 
Sans escarpin 

J’veux faire danser Maman 
Au son clair des grillons 
J’veux retrouver mon sourire d’enfant 
Perdu dans le tourbillon 
Dans le tourbillon de la vie 
Qui fait que l’on oublie 

Que l’on est resté des mômes 
Bien au fond de nos abris

Moi je n’étais rien Et voilà qu’aujourd’hui

Je suis le gardien Du sommeil de ses nuits

Je l’aime à mourir

Vous pouvez détruire Tout ce qu’il vous plaira

Elle n’a qu’à ouvrir L’espace de ses bras

Pour tout reconstruire Pour tout reconstruire
Je l’aime à mourir

Elle a gommé les chiffres Des horloges du quartier

Elle a fait de ma vie Des cocottes en papier

Des éclats de rire

Elle a bâti des ponts Entre nous et le ciel

Et nous les traversons À chaque fois qu’elle

Ne veut pas dormir Ne veut pas dormir
Je l’aime à mourir

Elle a dû faire toutes les guerres

Pour être si forte aujourd’hui
Elle a dû faire toutes les guerres De la vie

Et l’amour aussi

Elle vit de son mieux Son rêve d’opaline

Elle danse au milieu Des forêts qu’elle dessine

Je l’aime à mourir

Elle porte des rubans Qu’elle laisse s’envoler

Elle me chante souvent Que j’ai tort d’essayer

De les retenir De les retenir Je l’aime à mourir

Pour monter dans sa grotte Cachée sous les toits Je dois clouer des notes À mes sabots de bois

Je l’aime à mourir

Je dois juste m’asseoir Je ne dois pas parler

Je ne dois rien vouloir Je dois juste essayer

De lui appartenir De lui appartenir

Je l’aime à mourir

Au village sans prétention J’ai mauvaise réputation
Que je me démène ou que je reste coi

Je passe pour un je-ne-sais-quoi

Je ne fais pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme

* Mais les braves gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux
Non, les braves gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux

Tout le monde médit de moi Sauf les muets ça va de soi

Le jour du 14 juillet Je reste dans mon lit douillet
La musique qui marche au pas Cela ne me regarde pas

Je ne fais pourtant de tort à personne
En n’écoutant pas le clairon qui sonne

Tout le monde me montre du doigt

Sauf les manchots ça va de soi

Quand j’croise un voleur malchanceux Poursuivi par un cul-terreux
J’lance la patte et pourquoi le taire Le cul-terreux se retrouve par terre

Je ne fais pourtant de tort à personne
En laissant courir les voleurs de pommes

Tout le monde se rue sur moi

Sauf les cul-de-jatte ça va de soi

Pas besoin d’être Jérémie Pour deviner le sort qui m’est promis
S’ils trouvent une corde à leur goût Ils me la passeront au cou

Je ne fais pourtant de tort à personne En suivant les chemins qui ne mènent pas à Rome

Tout le monde viendra me voir pendu

Sauf les aveugles, bien entendu

On peut vivre sans richesses Presque sans le sou

Des seigneurs et des princesses Y en a plus beaucoup

Mais vivre sans tendresse On ne le pourrait pas

Non non non non On ne le pourrait pas

On peut vivre sans la gloire Qui ne prouve rien

Être inconnu dans l’Histoire Et s’en trouver bien

Mais vivre sans tendresse Il n’en est pas question

Non non non non Il n’en est pas question

Quelle douce faiblesse Quel joli sentiment

Ce besoin de tendresse
Qui nous vient en naissant Vraiment vraiment vraiment

Le travail est nécessaire Mais s’il faut rester

Des semaines sans rien faire Eh bien on s’y fait

Mais vivre sans tendresse Le temps vous paraît long

Long long long long Le temps vous paraît long

Dans le feu de la jeunesse Naissent les plaisirs

Et l’amour fait des prouesses Pour nous éblouir

Oui mais sans la tendresse L’amour ne serait rien

Non non non non L’amour ne serait rien

Quand la vie impitoyable Vous tombe dessus

Qu’on n’est plus qu’un pauvre diable Broyé et déçu

Alors sans la tendresse D’un cœur qui nous soutient

Non non non non On n’irait pas plus loin

Un enfant nous embrasse Parce qu’on le rend heureux Tous nos chagrins s’effacent On a les larmes aux yeux Mon dieu mon dieu mon dieu

Dans votre immense sagesse Immense ferveur

Faites-donc pleuvoir sans cesse Au fond de nos cœurs

Des torrents de tendresse Pour que règne l’amour

Règne l’amour Jusqu’à la fin des jours

C’est un endroit qui ressemble à la Louisiane

À l’Italie
Il y a du linge étendu sur la terrasse

Et c’est joli

On dirait le Sud Le temps dure longtemps
Et la vie sûrement Plus d’un million d’années

Et toujours en été

Il y a plein d’enfants qui se roulent sur la pelouse

Il y a plein de chiens
Il y a même un chat une tortue des poissons rouges

Il ne manque rien

On dirait le Sud Le temps dure longtemps
Et la vie sûrement Plus d’un million d’années

Et toujours en été

Un jour ou l’autre il faudra qu’il y ait la guerre

On le sait bien
On n’aime pas ça mais on ne sait pas quoi faire

On dit c’est le destin

Tant pis pour le Sud C’était pourtant bien
On aurait pu vivre Plus d’un million d’années

Et toujours en été

Elle avait des bagues à chaque doigt Des tas de bracelets autour des poignets Et puis elle chantait avec une voix Qui sitôt m’enjôla

Elle avait des yeux des yeux d’opale Qui me fascinaient qui me fascinaient Y avait l’ovale de son visage pâle

De femme fatale qui m’fut fatal x2

On s’est connu on s’est reconnu On s’est perdu de vue on s’est r’perdu d’vue On s’est retrouvé on s’est réchauffé Puis on s’est séparé

Chacun pour soi est reparti Dans l’tourbillon de la vie Je l’ai revue un soir aïe aïe aïe
Ça fait déjà un fameux bail x2

Au son des banjos je l’ai reconnue Ce curieux sourire qui m’avait tant plu Sa voix si fatale son beau visage pâle
M’émurent plus que jamais

Je me suis soûlé en l’écoutant L’alcool fait oublier le temps Je me suis réveillé en sentant
Des baisers sur mon front brûlant x2

On s’est connu on s’est reconnu On s’est perdu de vue on s’est r’perdu de vue On s’est retrouvé on s’est séparé Puis on s’est réchauffé

Chacun pour soi est reparti Dans l’tourbillon de la vie
Je l’ai revue un soir ah! là là
Elle est retombée dans mes bras x2

Quand on s’est connu quand on s’est reconnu Pourquoi s’perdre de vue se reperdre de vue Quand on s’est retrouvé quand on s’est réchauffé Pourquoi se séparer

Alors tous deux on est reparti Dans le tourbillon de la vie
On a continué à tourner
Tous les deux enlacés x3

Je n’ai pas peur de la route Faudrait voir faut qu’on y goûte
Des méandres au creux des reins Et tout ira bien
Le vent nous portera

Ton message à la Grande Ourse Et la trajectoire de la course
Un instantané de velours Même s’il ne sert à rien
Le vent l’emportera

Tout disparaîtra
Le vent nous portera

La caresse et la mitraille cette plaie qui nous tiraille
Le palais des autres jours D’hier et demain
Le vent les portera

Génétique en bandoulière

Des chromosomes dans l’atmosphère
Des taxis pour les galaxies Et mon tapis volant lui
Le vent l’emportera
Tout disparaîtra
Le vent nous portera

Ce parfum de nos années mortes

Ce qui peut frapper à ta porte
Infinité de destins On en pose un

Qu’est-ce qu’on en retient
Le vent l’emportera

Pendant que la marée monte

Et que chacun refait ses comptes

J’emmène au creux de mon ombre

Des poussières de toi
Le vent les portera
Tout disparaîtra
Le vent nous portera

Le monde entier est un cactus
Il est impossible de s’assoir
Dans la vie il y a des cactus
Moi je me pique de le savoir
Aïe aïe aïe  Ouille Aïe

Dans leurs cœurs il y a des cactus
Dans leurs portefeuilles il y a des cactus
Sous leurs pieds il y a des cactus
Dans l’heure qu’il est il y a des cactus
Aïe aïe aïe  Ouille Aïe

Pour me défendre de leurs cactus
À mon tour j’ai mis des cactus
Dans mon lit j’ai mis des cactus
Dans mon slip j’ai mis des cactus
Aïe aïe aïe  Ouille Aïe

Dans leurs sourires il y a des cactus
Dans leurs ventres il y a des cactus
Dans leurs bonjours il y a des cactus
Dans leurs cactus il y a des cactus
Aïe aïe aïe  Ouille Aïe

Le monde entier est un cactus
Il est impossible de s’assoir
Dans la vie il y a qu’des cactus
Moi, je me pique de le savoir
Aïe aïe aïe  Ouille Aïe



Marcia elle danse

sur du satin de la rayonne

Du polystyrène expansé à ses pieds

Marcia danse avec des jambes

aiguisées comme des couperets

Deux flèches qui donnent des idées

des sensations
Marcia elle est maigre

belle en scène belle comme à la ville
La voir danser me transforme

en excitée

Moretto comme ta bouche est immense quand tu souris
Et quand tu ris je ris aussi tu aimes tellement la vie
Quel est donc ce froid que l’on sent en toi

Mais c’est la mort qui t’a assassinée Marcia

C’est la mort qui t’a consumée Marcia

C’est le cancer que tu as pris sous ton bras

Maintenant tu es en cendres en cendres
La mort c’est comme une chose impossible

Et même à toi qui es la vie même Marcia

Et même à toi qui es forte comme une fusée

C’est la mort qui t’a emmenée

Marcia danse un peu chinois

la chaleur dans les mouvements d’épaules

À plat comme un hiéroglyphe inca de l’opéra

Avec la tête elle danse aussi très bien

Et son visage danse avec tout le reste

Elle a cherché une nouvelle façon et l’a inventée
C’est elle la sauterelle la sirène en mal d’amour

Le danseur dans la flanelle ou le carton



Allez venez Milord Vous asseoir à ma table
Il fait si froid dehors Ici c’est confortable
Laissez-vous faire Milord Et prenez bien vos aises
Vos peines sur mon cœur Et vos pieds sur une chaise
Je vous connais Milord Vous n’m’avez jamais vue
Je n’suis qu’une fille du port Qu’une ombre de la rue

Pourtant j’vous ai frôlé Quand vous passiez hier
Vous n’étiez pas peu fier Dame Le ciel vous comblait
Votre foulard de soie Flottant sur vos épaules
Vous aviez le beau rôle On aurait dit le roi
Vous marchiez en vainqueur Au bras d’une demoiselle
Mon Dieu Qu’elle était belle J’en ai froid dans le cœur

Allez venez Milord Vous asseoir à ma table
Il fait si froid dehors Ici c’est confortable
Laissez-vous faire Milord Et prenez bien vos aises
Vos peines sur mon cœur Et vos pieds sur une chaise
Je vous connais Milord Vous n’m’avez jamais vue
Je n’suis qu’une fille du port Qu’une ombre de la rue

Dire qu’il suffit parfois Qu’il y ait un navire
Pour que tout se déchire Quand le navire s’en va
Il emmenait avec lui La douce aux yeux si tendres
Qui n’a pas su comprendre Qu’elle brisait votre vie
L’amour ça fait pleurer Comme quoi l’existence
Ça vous donne toutes les chances

Pour les reprendre après

Allez venez Milord Vous avez l’air d’un môme
Laissez-vous faire Milord Venez dans mon royaume
Je soigne les remords Je chante la romance
Je chante les milords Qui n’ont pas eu de chance
Regardez-moi Milord Vous n’m’avez jamais vue

Mais vous pleurez Milord Ça j’l’aurais jamais cru

Je ne sais pourquoi j’allais danser
À Saint-Jean au musette
Mais il m’a suffit d’un seul baiser
Pour que mon cœur soit prisonnier

* Comment ne pas perdre la tête
Serrée par des bras audacieux
Car l’on croit toujours Aux doux mots d’amour
Quand ils sont dits avec les yeux

Moi qui l’aimais tant
Je le trouvais le plus beau de Saint-Jean
Je restais grisée Sans volonté sous ses baisers



Sans plus réfléchir je lui donnais
Le meilleur de mon être
Beau parleur chaque fois qu’il mentait
Je le savais mais je l’aimais

*



Mais hélas à Saint-Jean comme ailleurs
Un serment n’est qu’un leurre
J’étais folle de croire au bonheur
Et de vouloir garder son cœur

*

Moi qui l’aimais tant
Mon bel amour mon amant de Saint-Jean
Il ne m’aime plus
C’est du passé
N’en parlons plus

Encore des mots toujours des mots les mêmes mots
Rien que des mots

Des mots faciles des mots fragiles c’était trop beau
Bien trop beau
Mais c’est fini le temps des rêves
Les souvenirs se fanent aussi quand on les oublie

Caramels bonbons et chocolats
Merci pas pour moi mais

tu peux bien les offrir à une autre
Qui aime le vent et le parfum des roses
Moi les mots tendres enrobés de douceur
Se posent sur ma bouche mais jamais sur mon coeur


Encore des mots toujours des mots les mêmes mot
Rien que des mots
Des mots magiques des mots tactiques qui sonnent faux
Oui tellement faux
Rien ne t’arrêtes quand tu commences
Si tu savais comme j’ai envie d’un peu de silence

Caramels bonbons et chocolats
Merci pas pour moi mais

tu peux bien les offrir à une autre
Qui aime les étoiles sur la dune
Moi les mots tendres enrobés de douceur
Se posent sur ma bouche mais jamais sur mon coeur

Mon amour est parti avec le loup

dans les grottes de Rock-Amadour
Je suis resté là comme deux ronds d’flippe

enveloppé dans du papier hygiénique
Mon amour est parti avec le loup

dans les grottes de Rock-Amadour
Moi je tricote des napperons

avec le reste des nouilles grimpé sur le balcon

Yeah yeah
Elle est si jolie

Avec ses souliers vernis
Et ses taches de rousseur
Sur son joli postérieur

Mon amour est parti avec le loup

dans les grottes de Rock-Amadour
J’ai changé les papiers peints

j’ai nettoyé la pisse du chien et tout l’train-train
Mon amour est parti avec le loup

dans les grottes de Rock-Amadour
Pour l’instant j’ai des tics

dans une béatitude de chaise électrique

Mon amour est parti avec le loup

dans les grottes de Rock-Amadour
Mon amour est parti avec le loup

dans les grottes de Rock-Amadour
J’attends son retour x4

Woh oh oh oh

Je l’ai vue près d’un laurier elle gardait ses blanches brebis
Quand j’ai demandé d’où venait sa peau fraîche elle m’a dit
C’est d’rouler dans la rosée qui rend les bergères jolies
Mais quand j’ai dit qu’avec elle je voudrais y rouler aussi
Elle m’a dit

Elle m’a dit d’aller siffler là-haut sur la colline
De l’attendre avec un petit bouquet d’églantines
J’ai cueilli des fleurs et j’ai sifflé tant que j’ai pu
J’ai attendu attendu elle n’est jamais venue

Zaï-zaï-zaï-zaï

À la foire du village un jour je lui ai soupiré
Que je voudrais être une pomme suspendue à un pommier
Et qu’à chaque fois qu’elle passe Elle vienne me mordre dedans
Mais elle est passée tout en me montrant ses jolies dents

Elle m’a dit d’aller siffler là-haut sur la colline
De l’attendre avec un petit bouquet d’églantines
J’ai cueilli des fleurs et j’ai sifflé tant que j’ai pu
J’ai attendu attendu elle n’est jamais venue

Zaï-zaï-zaï-zaï

Woh oh oh oh

Tous les garçons et les filles de mon âge

Se promènent dans la rue deux par deux

Tous les garçons et les filles de mon âge
Savent bien ce que c’est qu’être heureux

Et les yeux dans les yeux et la main dans la main

Ils s’en vont amoureux sans peur du lendemain
Oui mais moi je vais seule par les rues l’âme en peine

Oui mais moi je vais seule car personne ne m’aime

Mes jours comme mes nuits

Sont en tous points pareils

Sans joies et pleins d’ennuis

Personne ne murmure je t’aime à mon oreille

Tous les garçons et les filles de mon âge

Font ensemble des projets d’avenir

Tous les garçons et les filles de mon âge

Savent très bien ce qu’aimer veut dire

Et les yeux dans les yeux et la main dans la main

Ils s’en vont amoureux sans peur du lendemain

Oui mais moi je vais seule par les rues l’âme en peine

Oui mais moi je vais seule car personne ne m’aime

Mes jours comme mes nuits

Sont en tous points pareils

Sans joies et pleins d’ennuis

Oh quand donc pour moi brillera le soleil

Comme les garçons et les filles de mon âge

Connaîtrais-je bientôt ce qu’est l’amour

Comme les garçons et les filles de mon âge

Je me demande quand viendra le jour

Où les yeux dans ses yeux et la main dans sa main

J’aurai le cœur heureux sans peur du lendemain

Le jour où je n’aurai plus du tout l’âme en peine

Le jour où moi aussi j’aurai quelqu’un qui m’aime

C’est un beau roman c’est une belle histoire

C’est une romance d’aujourd’hui

Il rentrait chez lui là-haut vers le brouillard
Elle descendait dans le Midi le Midi
Ils se sont trouvés au bord du chemin

Sur l’autoroute des vacances

C’était sans doute un jour de chance

Ils avaient le ciel à portée de main

Un cadeau de la providence

Alors pourquoi penser au lendemain

Ils se sont cachés dans un grand champ de blé

Se laissant porter par les courants

Se sont racontés leurs vies qui commençaient

Ils n’étaient encore que des enfants des enfants

Qui s’étaient trouvés au bord du chemin

Sur l’autoroute des vacances

C’était sans doute un jour de chance

Qui cueillirent le ciel au creux de leurs mains

Comme on cueille la providence

Refusant de penser au lendemain

C’est un beau roman c’est une belle histoire

C’est une romance d’aujourd’hui

Il rentrait chez lui là-haut vers le brouillard

Elle descendait dans le midi le midi
Ils se sont quittés au bord du matin

Sur l’autoroute des vacances

C’était fini le jour de chance

Ils reprirent alors chacun leur chemin
Saluèrent la providence

En se faisant un signe de la main

Il rentra chez lui là-haut vers le brouillard

Elle est descendue là-bas dans le Midi

C’est un beau roman c’est une belle histoire
C’est une romance d’aujourd’hui

Je rêvais d’un autre monde 

Où la Terre serait ronde 
Où la lune serait blonde 

Et la vie serait féconde 
Je dormais à poings fermés 

Je ne voyais plus en pied 
Je rêvais réalité 

Ma réalité 


Je rêvais d’une autre Terre 

Qui resterait un mystère 
Une Terre moins terre à terre 

Oui je voulais tout foutre en l’air 
Je marchais les yeux fermés 

Je ne voyais plus mes pieds 
Je rêvais réalité 

Ma réalité m’a alité 

Oui je rêvais de notre monde 

Et la Terre est bien ronde 
Et la lune est si blonde 

Ce soir dansent les ombres du monde 
A la rêver immobile 

Elle m’a trouvé bien futile 
Mais quand bouger l’a faite tourner

Ma réalité

m’a pardonné


M’a pardonné 

Ma réalité

m’a pardonné 

Dansent les ombres du monde 
Dansent les ombres du monde